Apparu dans Courrier International

Les élections du 23 novembre, pour élire les autorités locales, constituent un véritable défi pour Hugo Chávez. Même si les sondages les plus optimistes calculent que l'opposition pourrait peut-être remporter 5 ou 6 des 22 régions du pays, le président vénézuélien n'a pas la moindre l'intention de perdre une once de terrain politique, serait-ce même la moindre rue. Afin d'éviter que se répète l'expérience de 2007 [échec du référendum constitutionnel], il a employé les grands moyens. Tout d'abord, il a renforcé son parti, le Parti socialiste uni vénézuélien (PSUV), et contrôlé de manière souterraine et autoritaire la sélection des candidats. Cette manière de procéder a créé des remous, à tel point que, dans certaines régions, le Parti communiste ou le parti Patria para Todos, alliés historiques du gouvernement, ont proposé des candidats différents de ceux imposés par Chávez.

Par ailleurs, au mépris de la Constitution, le contrôleur général de la République a proclamé l'inéligibilité de 260 fonctionnaires, pour la plupart des opposants, dont au moins six auraient pu être élus dans les régions le 23 novembre.


Pour lire l'article : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=91892